Le placebo, ce rien qui nous fait sentir bien! Et pourquoi pas?

L’effet placebo est le fait d’observer une amélioration de son état de santé sans avoir pris un médicament avec une réelle substance active. 

Le placebo peut se présenter sous différentes formes :

  • un cachet sans substance active dont on ignore qu’il est fait ainsi, 
  • des mots apaisants de la part du personnel soignant, 
  • un bisou pour soigner le bobo d’un enfant…

« Alors j’ai tout inventé, je n’ai pas de réels symptômes si ça se soigne tout seul ? »

Non, non, le placebo a de réels impacts sur notre corps. C’est notre forte croyance qui influence notre cerveau qui a son tour déclenche des réponses physiologiques adaptées pour rétablir l’équilibre dans notre organisme. 

D’un point de vue cérébral :

Prenons l’exemple d’un patient ayant reçu un cachet dont il est annoncé qu’il réduira la douleur alors qu’il est en fait « vide », un placebo. L’observation de ce cerveau Via des techniques d’imagerie cérébrales, montre des modifications des connexions au niveau des aires cérébrales impliquées dans la perception de la douleur. Ces changements sont directement corrélés à une diminution de la douleur ressentie par le patient. On parle d’analgésie du placebo. 

D’un point de vue moléculaire :

La croyance et la persuasion entrainent une libération d’opioïdes et de cannabinoïdes par notre propre organisme. Ces 2 familles de molécules ont (entre autre) pour but de réduire l’activité des voies de la douleur. Eh oui, sans prise de médicament, notre organisme est capable de produire par lui même des molécules analgésiques! Très fort! 

Je vous ai donné l’exemple de la douleur mais l’effet placebo peut fonctionner pour différents types de symptômes. 

Alors l’important finalement, c’est de se sentir mieux non? Peut importe qu’il s’agisse d’un placebo ou pas. 

Et pourquoi je vous parle de ça au juste?

C’est parce que l’effet placebo est très présent en cas de colopathie. Lors des études cliniques sur cette maladie, le placebo est très souvent plus efficace que le vrai médicament. Les symptômes sont tellement variables chez une même personne et d’une personne à l’autre qu’il devient très complexe de trouver un médicament efficace et spécifique.

Reste à savoir si cette variabilité des symptômes ne reflète pas une mauvaise classification de la colopathie… ou… est-ce qu’il s’agit là vraiment de la même pathologie? Là c’est un autre débat…

Belle journée, à bientôt!

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