Les neurones sensitifs humains

Votre participation au sondage est unanime: 84% des votants veulent voir les neurones sensitifs humains en photo! La majorité l’emporte 😉 c’est parti!

J’en profite pour vous expliquer comment on obtient ces précieux neurones.

On a besoin de récupérer les noyaux des neurones afin de les faire « pousser » plus tard dans une boite de petri. Oui, les neurones peuvent vivre en dehors de leur milieu naturel. Cependant, ils leur faut un liquide qui mime leur environnement naturel: un milieu de survie. Les noyaux des neurones sensitifs sont situés à proximité de la moelle épinière, dans le ganglion spinal dorsal, il faut donc aller les chercher! Pas question d’ouvrir une personne pour prélever des neurones, ce serait une manipulation dangereuse aux conséquences irreversible. On a donc recours aux dons post-mortem faits pour la Science.

prélèvement et dissection de ganglion spinal dorsal humain

On reçoit un petit pot contenant le ganglion avec des fibres (photo ci-dessus à gauche). C’est tout visqueux et tout petit. On enlève toutes les fibres (les filaments blancs) pour ne garder que le ganglion plus dur et plus orangé (photo ci-dessus à droite). A partir de là, on va provoquer plusieurs réactions enzymatiques et réaliser différentes actions mécaniques pour enfin obtenir une culture de neurones sensitifs humains (photo ci-dessous).

neurones sensitifs humains en culture après dissection des ganglion spinaux dorsaux humains

Autrement dit : des neurones sensitifs humains qui vivent dans une petite boite! Au début les neurones ne sont pas très jolis, ils ont souffert de la manipulation donc ils restent ronds (photo ci-dessus, prise à travers une loupe).

culture de neurones sensitifs humains, en vert les prolongements, en bleu les noyaux des neurones

Après quelques jours… Ils se transforment en étoiles ou en poulpes: leurs bras (prolongements neuronaux) ont poussés! Sur la photo ci-dessus, vous les voyez mieux car il s’agit d’une photo prise au microscope où les neurones ont été colorés artificiellement : en vert les prolongements neuronaux et en bleu les noyaux des neurones.

C’est seulement une fois que les neurones deviennent si jolis que l’on peut réaliser différentes expériences scientifiques. Par exemple, on peut regarder quelle molécule est capable de les activer, quelle molécule est toxique pour eux… Les possibilités sont multiples!

Voilà, maintenant vous comprenez mieux pourquoi ils me font penser à des poulpes ou des étoiles! J’espère que cet article vous aura plu !

A bientôt !

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